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Arrabal Fernando

Helene Weigel BB

XV-VI-MMXXV

Grands expositions & spectacles 

 

En 1954 j’apprends à Madrid que Mère Courage et ses Enfants (Mutter Courage und ihre Kinder) avec Helene BB est joué je pars alors à Paris pour un voyage délirant, mouvementéaccidentée et crazy, en auto-stop. C’était une pièce fondamentale pour moi l’auteur de Pic-nic.

Le personnage principal est inspiré d’un roman picaresque du XVIIe siècle Grimmelshausen : Le Courage insensé (Titre complet en allemand : Trutz Simplex oder Ausführliche und wunderseltzame Lebensbeschreibung der Ertzbetrügerin und Landstörtzerin Courasche).

La pièce se déroule pendant la guerre de Trente Ans. Anna Fierling (Mutter Courage) est une vendeuse ambulante qui, pour survivre, navigue habilement entre les uns et les autres en suivant l’armée suédoise dans son chariot, profitant ainsi de la guerre. Elle réalise des menus profits grâce la guerre … qu’elle va payer de la vie de ses trois enfants : Eilif, Schweizerkas et Catherine. Finalement, tous les trois sont abattus, et Mère Courage se retrouve seule, même si la guerre n’est pas encore terminée.

C’est un hymne pacifiste, où Mère Courage – figure propre tous les guerres – se retrouve seule avec son chariot branlant… Une allégorie de la Seconde Guerre mondiale. Mère Courage utilise (comme me l’a soignéusement expliqué HeleneBB) le Verfremdungseffekt (effet de distanciation) pour éviter la catharsis permettre au public de comprendre ses actions et les conséquences de la guerre. Selon elle, le personnage de la mère représente l’alliance entre la guerre et le commerce, où la cupidité mène à des pertes irréparables. Le public devrait réagir avec indignation face à la futilité de la guerre et non éprouver de la pitié émotionnelle pour Mère Courage, disait-elle.

Au milieu du combat, Helena, pour nourrir ses enfants, plume un coq tenu entre ses cuisses réalisant l‘une des scènes les plus prodigieuses du théâtre.

Reconnu mondialement comme l’une des plus grandes réalisations d’HelenaBB, elle était née (comme elle me l’a dit) dans un magasin de jouets appartenant à une famille juive. Adolescente, Hélène fréquente une école progressiste controversée fondée par le réformateur social Eugène Schwarzwald. En 1924, elle rencontre B.B., qu’elle épouse en 1929 et avec qui elle aura deux enfants, Stefan (1924-2009) et Barbara (1930-2015). Avec la montée du nazisme en 1933, le couple est contraint d’émigrer, pour finalement s’installer aux États-Unis. Ils retournent en Allemagne en 1948 pour fonder la Berliner, et créer notamment Mère Courage et ses enfants (Mutter Courage und ihre Kinder), pour lequel elle remporte le Prix du Festival des Nations à Paris en 1954 au Théâtre Sarah Bernhardt.

Elle atteint le sommet du Soleil par la Voie lactée en 1971.

[Paris a la vocation de ces Chantiers d’Europe lancés en 2010 par le patron du Théâtre de la Ville et metteur en scène Emmanuel DEMARCY-MOTA. Aujourd’hui la talentueuse flamande Lisaboa Houbrechts fait la mise en scène. Laetitia Dosch a repris l’énorme rôle en trois semaines, dont quatre jours de répétitions seulement, pour le créer aux Festwochen de Vienne. La guerre résonne, rayonne de ses glaçantes ténèbres, dans la famille comme dans les corps, hors de nous comme à Nancy lorsque Jack Lang crée le festival mondial du théâtre, en 1963.]

Treize « arrabalesques » à la mémoire d »Helen WeigelBB :

 

« …devrons-nous déclarer à l’héroïsme une guerre pacifique sans drapeaux ? »

 

« …quand nous n’avons rien à dire, débattons-nous avec les commandants ? »

 

« …l’espace est né de notre passion du détail ? »

 

« …continuer, n’est-ce pas durer ? »

 

« …tout ce qui est profond est-il si divertissant ? »

 

« …existe-t-il la cérémonie du vécu ? »

 

« …la stupidité des choses est-elle aussi insupportable que celle de nos voisins ? »

 

« …est-il essentiel et décisif d’assister au passage de notre propre existence ? »

 

« …ce qui est à moi est le point de convergence de ce qui n’est pas à moi ? »

 

« …oui, mais moi, n’est-ce pas le même ? »

 

« …si pessimiste ! …mais à quoi s’attendais-t-il ? »

 

« …les événements trouvent toujours la personne idéal? »

 

« …la perfection est-il superbe, comme un diamant ? »

Helene Weigel BB

XV-VI-MMXXV

Grandes exposiciones y espectáculos

 

Cuando supe en el Madrid de 1954 que Madre Coraje y sus hijos (Mutter Courage und ihre Kinder) una pieza teatral tan fundamental para mí, decidí ir a ver a Helene WeigelBB en el Teatro Sarah Bernhardt (Teatro de Naciones) de París en un periplo accidentadísimo en auto-stop.

Helene había huido de la Alemania nazi en 1933, antes de llegar a Estados Unidos vía Rusia. Interpretó el personaje central tomado de una novela picaresca Grimmelshausen, del siglo xvii: La pícara Coraje (Título completo en alemán: Trutz Simplex oder Ausführliche und wunderseltzame Lebensbeschreibung der Ertzbetrügerin und Landstörtzerin Courasche).

El drama se desarrolla durante la guerra de 30 años en la que Anna Fierling (Madre Coraje) es una vendedora ambulante que sobrevive resolviendo hábilmente las diferencias entre unos y otros, siguiendo con su carromato al ejército sueco, sacando partido de la guerra. Obtiene pequeñas ganancias pero el precio que ha de pagar son sus tres hijos : Eilif, Schweizerkas y Catalina. Al final, los tres mueren.

 En pleno combate Helena despluma un gallo retenido entre sus muslos para dar de comer a sus hijos, realizando una de las escenas más prodigiosas del teatro.

¡Es una leyenda tan antigua!, Madre Coraje -figura mítica- intuye el coste de la guerra-. Guerra que desintegrará su carromato. Alegoría del costo de la Segunda guerra Mundial; Madre Coraje canta con Verfremdungseffekt (efecto de distanciamiento) para evitar la catarsis y permitir a los espectadores proceder como personajes ante las consecuencias de la guerra. Según me dijo Helene, « el personaje de la madre refleja la alianza entre guerra y comercio en la que lo dicho y creído sufre pérdidas irreparables. El público debe reaccionar indignado ante la futilidad de la guerra y la falta de compasión emocional de Madre Coraje. « .

La interpretación reconocida mundialmente como uno de los mayores logros de Helena BB. Nacida, según me dijo en una juguetería, en el seno de una familia judía. Helene Weigel asistirá adolescente a una controvertida escuela progresista fundada por el reformador social Eugene Schwarzwald.

Con Madre Coraje y sus hijos (Mutter Courage y su Kinder), recibió el Premio del Festival de las Naciones de París de 1954 del Teatro Sarah Bernhardt.

Subió hasta lo más alto del Sol por la Vía Láctea en 1971.

[París tiene la vocación de estos Chantiers d’Europe, re-inaugurados en 2010 por el director del Théâtre de la Ville Emmanuel DEMARCY-MOTA. Hoy en 2025 ofrece como dice Télérama « …dirigida por la talentosa flamenca Lisaboa Houbrechts, Laetitia Dosch asumió el enorme papel en tres semanas, con tan solo cuatro días de ensayos, para crearlo en el Festwochen de Viena. La asombrosa artista pelirroja no es ajena a los desafíos….donde la guerra resuena, irradiando su escalofriante oscuridad, tanto en la familia como en el cuerpo, tanto fuera como dentro de nosotros ».]

Once «arrabalescos » en recuerdo de Helen Weigel Brecht :

«… al heroísmo tendremos que declararle ¿una guerra pacífica sin banderas ?»

«…cuando no tenemos nada que decir ¿debatimos con los mandos? »

« …el espacio surgió de nuestra pasión por el detalle? »

« …continuar ¿no es durar ? »

« … todo lo profundo ¿es tan divertido? »

«… existe la ceremonia ¿de lo vivido?»

«...la estulticia de la cosas ¿es tan insoportable como la de los vecinos? »

« …es esencial y determinante asistir al paso ¿de nuestra propia existencia?»

«…lo mío es el punto de convergencia ¿ con lo no-mío? »

«… sí pero yo, ¿no es lo mismo? »

« …¡tan pesimista! pero ¿qué esperaba. ?»

«…los acontecimientos siempre encuentran ¿la persona adecuada? »

«… la perfección es soberbia ¿como un diamante ?»