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Arrabal Fernando

..à Melilla..

XXI-XII-MMXXV

À Melilla, la sculpture très originale de Mustafa Arruf (Hamed Mon) est présentée dans sa « Rencontre » entre l’art et la poésie . Cette même sculpture, ainsi que le même désir, est également exposée à l’aéroport de Madrid-Barajas (parc Juan Carlos I).

C’est pourquoi mon inoubliable ami m’a demandé (avant de rejoindre le soleil par la Voie Lactée) d’écrire un sonnet pour célébrer cette rencontre artistique et poétique. Ce sonnet, reproduit en lettres d’or par la mairie de Madrid, se lit aujourd’hui… et pour toujours :

C’est pourquoi ma première enseignante, la sublime « mère » thérésienne Mercedes, m’appelait toujours « petit Africain » depuis mon arrivée à Ciudad Rodrigo ; Jorge Luis Borges lui-même me présentait comme « Africain » à ses connaissances même à Tokyo.

Melilla est toujours parée de ses plus beaux atours [sa rue O’Donnell est ses Champs-Élysées]. La ville entière vit dans l’exaltation et la noblesse grâce au génie d’ENRIQUE NIETO et NIETO, le brillant apôtre de Saint Gaudí : la force motrice du modernisme et de l’Art déco, si passionnément suivis par Salvador Dalí, le surréalisme …etc.

C’est pourquoi Mustafa a realisé pour Melilla les deux sculptures qui nous représentent de la tête aux pieds.

Nieto y Nieto a conçu le magnifique théâtre qui porte désormais mon nom. Il a dessiné le plan d’urbanisme de la ville et, par exemple, la maison de Yamín Benarroch, un édifice néo-mauresque et moderniste, avec la synagogue Or Zaruah.

Dans l’ancien Casino, le 21 mars 2026, une exposition/Arrabal, ouvrira ses portes avec la vente aux enchères de quinze exemplaires neufs de chacun de mes trois premiers ouvrages, originaux non coupés -non massicotés- [en français, puisque Franco ne les appréciait pas] ; je les lègue et les dédie à Melilla et à son barreau. Afin de se référer à l’art et la poésie rencontrés à Melilla.

Et puis… quelle chance inattendue, soudaine, spontanée, fortuite et totalement imprévue dès le départ… de naître en Afrique / à Melilla ! Qu’il en reste une trace, une marque, un signe, comme mes pieds d’enfant enfouis dans le sable de la plage. Je ne voudrais attrister personne : je veux être unique, fort dans ma fragilité, dans ma non-existence.

Quel bonheur d’être entouré d’adultes et d’enfants rayonnants, sans le poids de leurs ombres, comme si leurs âmes se nourrissaient d’un élixir de vie. Libérés, pour des desseins secrets ?

Avec la danseuse Fadela (le vice-président) et le président de la ville autonome, Juan José Imbroda, j’ai appris que le prestigieux barreau de Melilla, faisant abstraction de mon examen final, m’avait admis en son sein, avocat!, tout comme, j’avais souhaité, il y a 73 ans, intégrer la faculté de droit de l’université de Madrid, près de chez moi. Oh, les beaux jours, cher Samuel !

***

« Pseudo-arrabalesques » pour Melilla :

« …les yeux des étoiles sent-ils l’ essence de Melilla ? »

« …la nuit masque-t-elle ses délices? »

« …la confusion et le hasard gouvernent-ils à Teotihuacan ? »

« …arcs-en-ciel ternes et aubes éblouissantes ? »

« …immensement considérables, comme les poetes maudits ? »

« …étang aux nénufars, citernes à nymphéas ? »

« …aveugles à sa gloire lumineuse de poète est-il espionné d’en haut ? »

« …ils hurlent dans les lieux inhabités, quand sonnent les cloches du désert ? »

« …identiques en tout point, et en tout le reste, se ressemblent-ils le sont-ils ? »

« …chaque chose à sa place officielle, comme la baignoire de Marat ? »

« …les chiffres sont-ils des lettres et des lettres… dans le puzzle de l’État ? » 

« …croyez-moi, comme je le dis, dans le FARO MELILLA HOY? »

Jusqu’à la semaine prochaine si l ‘infini me prête vie…

..en Melilla..

XXI-XII-MMXXV

En Melilla recibe la originalísima escultura de MUSTAFA ARRUF (Hamed Mon) ENCUENTROS: “Encuentros del Arte y la Poesía”. Como acoge en el aeropuerto de Barajas de Madrid (el parque Juan Carlos I) la misma escultura con el mismo descubrimiento.

Por ello mi inolvidable y entrañable amigo me pidió (antes de subir al sol por la Vía Láctea) que escribiera un soneto para su ‘confluencia-artístico-poética‘. Soneto que la alcaldía de Madrid reproduce, de oro, y que dice hoy… y siempre:

Por eso mi primera maestra, la sublime ‘madre’ teresiana Mercedes, al llegar a Ciudad Rodrigo me llamó siempre africanito; como africano me presentó a sus conocidos incluso en Tokio, Jorge Luis Borges.

 

Melilla esta siempre vestida de gala [su calle O’Donnel es sus Champs Elysées]. Toda la ciudad vive encumbrada y ennoblecida, arrebatadoramente, gracias al genio de ENRIQUE NIETO y NIETO, el brillante apóstol de San Gaudí: el impulsor del modernismo, del Art Deco, tan entusiasmantes para Salvador Dalí, el surrealismo y todo lo demás.

Por eso Mustafa realizó para Melilla las dos esculturas que nos representan de pies a cabeza.

Nieto y Nieto ha creado el portentoso Teatro que hoy lleva mi nombre. Trazó urbanísticamente la ciudad; y, por ejemplo, la casa de Yamín Benarroch, un edificio neoarabe y modernista, con la sinagoga Or Zaruah.

 

En el antiguo Casino, el 21 de marzo de 2026 se inaugurará una exposición-Arrabal con la venta-por-subasta de quince ejemplares de cada una de mis tres primeras obras escritas [en francés, pues Franco no las apreciaba] ; las lego y dedico a Melilla y su colegio de abogados. Para que una vez más lleguen al arte y la poesía melillense.

Y también… qué suerte tan inesperada, y tan súbita, y tan espontánea, y tan casual y tan insospechable desde el primer momento… ¡nacer en África / Melilla! Que quede un rasgo, una huella, una señal, como mis pies infantiles enterrados en la arena de la playa. No quisiera que nadie se apesadumbrara: quiero ser único, fuerte en mi fragilidad, en la inexistencia.

Qué dicha verse rodeado de adultos y de niños esplendorosos sin añadir el peso de sus sombras,  como si sus almas consumieran algún suplemento de vida. Sueltos ¿con  fines sigilosos?

Con la bailarina Fadela, vicepresidente, y el presidente de la ciudad autónoma Juan José Imbroda, se me anunció que el Ilustre Colegio de Abogados de Melilla, olvidando el último examen, ya me admiten en su seno como hubiera deseado serlo hace 83 años en la facultad de Derecho de la Universidad de Madrid al lado de mi casa.Oh happy days cher Samuel.

***

« Seudo-arrabalescos » para Melilla :

« … los ojos de las estrellas ¿distinguen las esencias de Melilla ? »

« …la noche ¿enmascara sus delicias ? »

« … la confusión y el azar ¿no timonean desde Teotihuacan?»

 
« …los arco-iris no lucen mates ¿cuando sus alboradas deslumbran?»

« …asombrosamente considerables ¿como sus incógnitos poetas?»

« … estanques de nenúfares ¿e incluso cisternas de ninféas ?»

« … deslumbrados por su luminosa gloria ¿ nadie espía desde lo alto al poeta suelto ? »

« … en los escasísimos despoblados ¿repican las campanas del desierto? »

« …en todo punto parecidos y en lo demás ¿se asemejan? »

« …todo en su lugar oficial ¿como la bañera de Marat? »

«…las cifras serán letras y las letras… ¿en el melillense feliz rompecabezas? »

« …créanme, como se dice ¿en el FARO o en MELILLA HOY? »

Hast la lq próxima vez si el infinito me presta vida…