JUMELAGE
« Nort de Corée et ex-Birmanie » huile sur toile de Fernando Arrabal (70 cm x 50 cm).
LE JUMELAGE, la similitude, réside dans le fait que les rues et avenues de ces deux grandes capitales, Naypidaw et Pyongyang conçues pour refléter puissance et modernité, dans un gigantisme néo-stalinien associant froideur et laideur, n’ont pas d’âme.
[Merci cher poète des merveilles pour ce témoignage si courageux et si lucide y también por mi clandestino « Pic-nic ».]
Leurs larges artères triomphalistes sont souvent vides, très peu de gens les empruntent, et les véhiculent qui y circulent sont rares.
Rien qui ne peut venir entraver la marche victorieuse des tanks et autres voitures blindées vers les lendemains radieux promis par leurs régimes oppressifs respectifs … un point positif pour ces deux dictatures sanguinaires est l’absence d’embouteillages.
Autant Naypidaw, pour le Myanmar (nouveau nom officiel de la ex-Birmanie, l’ancien « Burma » ayant été jugé comme ayant trop de relents colonialistes) que Pyongyang pour la Corée du Nord sont des monstres de gigantisme où les besoins minimaux des habitants sont ignorés avec mépris.
Il n’y a ni beauté, ni confort dans ces empilements de béton armé, peu de magasins et écoles, grisaille lourde et pesante. Pas de couleurs ni rires d’enfants…
Ni gaieté ni bonheur, tristesse permanente.
Arrabalesques jumelés :
— « …le souvenir de ses voyages le démoralise-t-il, et le fatras d’allusions encore plus ? »
— « …ce pauvre « mec », avec son air de grandeur, occupe solennellement des taches importantes ; se prend-il pour quelqu’un d’autre ? »
— « …le sentiment s’allie-t-il à l’objectivité ? »
— « …son ironie déprimante… sournoise ? »
— « …s’est-il tellement exposé au soleil qu’il en est resté à l’ombre ? »
Cadavre exquis:
[Bis et ter… le cadavre exquis « consiste à proposer une image ou un poème sous plusieurs aspects contradictoires et, si possible, déroutants de sa propre personnalité ; sans tenir compte d’aucun discours, principe ou règle quelconque. »
Avant ma naissance, c’était un jeu ou Prévert, Tanguy ou Duhamel composaint une phrase ou un tableau ou faisait un dessin sans pouvoir se référer aux contributions précédentes.
De 1960 à 1970, nous avons exploité ma distinction, Max Ernst, Miro, Man Ray, Tzara, Breton, Wilfred Lang, Robert Desnos…]
Lorsque le gouvernement espagnol apprit, enfin, la mort de GOYA à Bordeaux, il exigea le rapatriement de sa dépouille… dont la tête et les organes génitaux avaient disparu.
L’ancien révolutionnaire communiste Valentín González — surnommé « El Campesino » — parvint à s’évader du goulag soviétique, de Vorkouta, et à rejoindre l’Iran (à pied, dit-on) ; Mohammad Reza Pahlavi, le shah de Perse, l’accueillit majestueusement.
Le philosophe Emmanuel Kant se passionnait tellement par la Révolution qu’il brûlait d’envie de se rendre à Paris, ville qu’il admirait tant… il exigea que des prisonniers polonais cessent de chanter des hymnes indépendantistes près des fenêtres de la prison de Königsberg, situées tout près des siennes.
Après avoir proclamé la Deuxième République le 24 février 1848, le poète Lamartine fit cette réflexion : « partout où se trouve une âme infortunée, le destin envoie une chatte ».
En 1694, Madame de Sévigné écrivit à sa fille au sujet de la cour de Versailles, férue de Molière : « La mode du café passera, tout comme passéront celles du café et de Molière ».
À bientôt, si l’infini me prête vie…
EMPAREJAMIENTO
« Norte de Corea y ex-Birmania » cuadro al óleo de Fernando Arrabal (70 cm x 50 cm).
El emparejamiento, la semejanza, el hermanamiento, reside en el hecho de que las calles y avenidas de estas dos grandes capitales, Naipyidó y Pionyang, diseñadas para reflejar poder y modernidad mediante un gigantismo neoestalinista que combina frialdad y fealdad, carecen de alma
[Gracias, querido poeta de las maravillas, por un relato tan valiente y lúcido, y también por mi «Píc-nic» clandestino].
Sus amplias arterias triunfalistas suelen estar vacías; muy poca gente las utiliza y los vehículos que circulan por ellas son escasos. Nada obstaculiza la marcha victoriosa de tanques y vehículos blindados hacia el futuro radiante prometido por sus respectivos regímenes opresores… un aspecto positivo de estas dos dictaduras sanguinarias es la ausencia de atascos.
Tanto Naipyidó —de Myanmar (el nuevo nombre oficial de la antigua Birmania, pues se consideró que el nombre anterior destilaba un fuerte tufo colonial)— como Pionyang —de Corea del Norte— son lugares monstruosamente vastos donde las necesidades básicas de los habitantes se ignoran con desprecio.
No hay belleza ni confort en estos cúmulos de hormigón armado; apenas hay tiendas o escuelas, y reina una atmósfera de grisura pesada y opresiva. Sin colores, sin risas infantiles…Ni alegría ni felicidad: solo una tristeza perpetua.
Arrabalescos emparejados :
— « …evocar sus viajes turísticos le desalienta ¿ y mas aun la chatarra de alusiones? »
— « …ese desamparado fulano, señorialmente, ocupa prominentes funciones solemnemente ¿tomándose por otro? »
— « …alguna vez el sentimento engarza ¿ con la objetividad ? »
— « …su deprimente ¿socarronería ? »
— « …tanto se dio al sol ¿que le dejó a la sombra? »
Cadáveres exquisitos:
[Una vez más, y de nuevo « … el cadáver exquisito) «consiste en presentar una imagen o un poema a través de diversas facetas contradictorias —y, a ser posible, desconcertantes— de la propia personalidad, sin atender a discurso, principio o regla alguna ».
Antes de que yo naciera, era un juego en el que Prévert, Tanguy o Duhamel componían una frase, una pintura o un dibujo sin poder remitirse a las aportaciones anteriores.
Entre 1960 y 1970, exploramos mi concepto: Max Ernst, Miró, Man Ray, Tzara, Breton, Wilfred Lang, Robert Desnos…»]
Cuando el gobierno español supo, finalmente, la muerte de GOYA en Burdeos, reclamó el retorno de su cuerpo…del que su cabeza y sus órganos genitales habían desaparecido.
El revolucionario ex-comunista El Campesino, Valentín González, logró escapar del gulag sovietico, en Vorkutá y llegar a Irán ¿andando dijo? Mohhamad Reza Chah, Sha de Persia le celebró majestuosamente.
El filósofo EMMANUEL KANT tenia tal pasión por la revolución que hubiera querido alcanzar la muy admirada París …exigió que los presos polacos cesaran de cantar himnos independentistas cerca de las ventanas de la cancel de Königsberg tan próximas de las suyas.
El poeta Lamartine después de proclamar la Segunda República, el 24 de febrero de 1848, dijo: « donde hay un desdichado el destino envía una gata ».
Madame de Seigné en 1694 escribió a su hija sobre la « molièrista » « corte de Versalles « el café paserá como el café y Molière ».
Hsta pronto si el infinito me presta vida …